LA fonction dirigeante en état de gouverner.

LA FONCTION DIRIGEANTE EN ETAT DE GOUVERNER. GAUTHE&BOWMAN. PARIS

Au sein des centres décisionnels et exécutifs parisiens, une fonction dirigeante engage davantage que les responsabilités, compétences et prérogatives qui lui sont attachées.

Elle est en état de gouverner lorsque son exercice produit un effet structurel dans l’ordre réel.

C’est à ce niveau qu’EXCEPTIUM situe la fonction dirigeante.

La fonction comme réalité de pouvoir.

Toute fonction dirigeante s’inscrit dans un ordre préalable. Un mandat, un statut établissent son autorité formelle, mais seul son exercice lui confère sa portée effective.

Son exercice prend place au milieu d’autres responsabilités, de compétences spécialisées, de procédures, de relais d’exécution et de centres d’influence qui participent, chacun à leur niveau, à la formation ou à la mise en œuvre de la décision.

La multiplicité des intervenants n’abolit pas la fonction dirigeante.

Elle rend plus décisive encore la réalité de son exercice dans l’ordre qu’elle gouverne.

Être en état de gouverner.

L’état de gouverner désigne une propriété concrète de la fonction dirigeante : arrêter, structurer, fixer, engager ; ces effets lui confèrent sa portée effective. Ils ne supposent ni omniprésence ni concentration systématique de la décision.

Une fonction dirigeante peut déléguer une part importante de l’exécution sans perdre sa portée.

La distribution n’est donc pas, par elle-même, une diminution. Tout se joue dans ce qui advient de la décision lorsqu’elle quitte son point d’émission.

Dans ce que la fonction continue effectivement de produire une fois ses actes entrés dans l’ordre réel.

Elle acquiert alors une portée qui dépasse sa seule présence institutionnelle.

Une fonction distincte de la personnalité.

La fonction dirigeante constitue un objet propre. Elle ne se confond ni avec la personnalité, ni avec le tempérament ou les qualités individuelles de celui qui l’occupe. Elle appartient à un ordre de responsabilité qui lui préexiste et qui lui survivra.

Cette distinction est centrale.

La personne exerce.
La fonction engage.

Un dirigeant peut disposer d’une forte autorité personnelle, d’une grande visibilité ou d’une capacité reconnue de conviction. Ces qualités peuvent soutenir l’exercice de la fonction. Elles ne suffisent pas à établir sa portée structurelle.

À l’inverse, une fonction peut demeurer pleinement structurante sans dépendre d’une exposition personnelle forte. Son autorité apparaît alors dans la qualité des effets produits par les actes qui lui sont attachés.

La gouvernance d’autorité porte précisément sur cette dimension : la fonction comme réalité institutionnelle, décisionnelle et structurelle.

L’enjeu dépasse ainsi la personne du dirigeant. Il concerne la capacité d’un ordre à demeurer effectivement gouverné depuis la fonction qui en porte la responsabilité.

Une exigence au sein des fonctions exposées.

Cette réalité prend des formes différentes selon les environnements dans lesquels la fonction s’exerce.

Dans le cadre d’une fonction régalienne, l’état de gouverner engage la capacité de l’autorité à porter une orientation dont les effets traversent plusieurs administrations, responsabilités publiques ou temporalités institutionnelles. La décision ne s’épuise pas dans son annonce. Elle doit continuer à ordonner l’action à mesure qu’elle se prolonge dans l’appareil chargé de la mettre en œuvre.

Dans une fonction institutionnelle, la portée structurelle se déploie au milieu de compétences distribuées, de règles propres, d’instances successives et d’équilibres parfois durables. La fonction conserve sa réalité lorsque l’autorité qu’elle porte demeure suffisamment structurante pour assurer la cohérence de l’ensemble.

Dans une fonction exécutive, la direction donnée traverse des dimensions opérationnelles, financières, juridiques, humaines ou techniques. La fonction demeure gouvernante lorsque cette complexité prolonge la décision sans en dissoudre la portée.

Les formes diffèrent.

L’exigence demeure : la responsabilité attachée à la fonction doit conserver une capacité réelle d’effet structurel.

C’est pourquoi l’état de gouverner constitue une donnée transversale. Il concerne toute fonction dont la perte de portée engage davantage que son titulaire et affecte l’ordre dont elle assure la direction.

La fonction dans l’ordre réel.

La fonction dirigeante est le lieu d’une responsabilité particulière : engager, par ses actes, une part décisive du réel.

C’est ici que se vérifie son état de gouverner.

EXCEPTIUM rapporte la fonction dirigeante à cette exigence d’effectivité : l’autorité reconnue doit pouvoir demeurer décisive dans les faits, et la responsabilité exercée continuer à produire l’effet structurel qui lui donne sa portée.

 Une seule finalité demeure : assurer la continuité du pouvoir réel.

GAUTHÉ & BOWMAN
6 place de la madeleine — 75008 PARIS